07 - SURINAM 2

Nous passons deux semaines chez la soeur de Chunny à Paramaribo et comme beaucoup de Surinamais habitant en ville, elle possède un terrain à la campagne sur lequel elle fait pousser ses fruits et légumes. La production étant supérieure à sa consommation, le dimanche elle vend au marché….au Surinam les salaires ne sont pas très élevés, mais les prix des biens de consommations sont identiques aux notres, il faut donc beaucoup travailler pour vivre dans un confort décent, l'assistanat n'étant pas encore un argument électoral….


Bouddha surveille des chrétiens…..pourquoi pas….


Pas très exotique le bivouac….famille oblige !


J'ai failli ne pas la reconnaitre….








Ici la nature peut être généreuse, mais il faut s'en occuper sérieusement….




La récolte de la matinée.

Nous sommes en attente du nouveau passeport de Chunny, nous en profitons aussi pour nous occuper du vieux et changeons les deux batteries de démarrage, elles avaient 5 ans, des signes de faiblesse annonçaient la fin.


Le voisin de ma belle soeur est un artisant fabriquant de la mayonnaise, il nous invite dans son atelier….ici tout est fait à la main et l'on se rend compte que le produit fini s'en trouve amélioré….chaque oeuf est ausculté et trié une fois cassé…..il en passe plus de 2500 dans la journée….







Je correspondais avec Xavier et Alain depuis un an, ils prévoyaient un voyage en Amérique du sud, ils nous rejoignent aujourd'hui sur Paramaribo….vous pouvez les suivre sur leur site "les lapins aux latines" que vous trouvez dans la marge. 


Enfin une bonne nouvelle……il est arrivé, nous pouvons nous diriger vers la sortie….

Pour traverser cet état, une seule solution pour nous, une route qui longe pratiquement le littoral sur 400 km, mais où l'on ne voit jamais l'océan….ce n'est pas non plus les Caraibes, pas de plage de rêve ici, quand à la couleur de l'eau salée ou douce, elles sont marrons car très chargées en sédiments, l'influence de l'Amazone et des courants de fonds marins sud/nord sont encore présents. La route est pratiquement droite après Paramaribo et c'est tout plat jusqu'à la frontière du Guyana…..dans un premier temps, lorsque l'on sort de la capitale nous rencontrons quelques exploitations agricoles, puis s'implantent les marécages avec des zones humides de plus en plus grandes avec des lacs où des pécheurs ont construit des cabanes en bois pour s'abriter. A mi-parcours nous traversons la petite ville de Totness occupée principalement par des descendants des noirs-marrons (nom donné aux anciens esclaves qui se sont échappés des plantations). Aujourd'hui nous n'avons pas à nous plaindre de la météo, mais cette année ce mois de janvier n'a pas été trop pluvieux sur le Surinam, espérons qu'il en soit de même sur le Guyana, la piste nous attend….







Ce policier surinamais est venu à notre rencontre et nous a spontanément offert le café….c'est étonnant mais notre camion attire beaucoup la sympathie… 









Lorsque l'on arrive à l'autre bout du pays à Nickerie, les indiens se sont fait une spécialité de la culture des rizières. Ici la ville est habitée essentiellement par les asiatiques. 

Pour traiter le riz, une seule solution, l'avion….









Même si le niveau de vie est inférieur à celui des européens, certains savent faire la différence….


Nationalistes les surinamais…..sûrement !


Le commissariat ou mairie de Nickerie….



Les indonésiens aiment les menus colorés….






Ici beaucoup de temples hindous.

Mais nous trouvons aussi des temples de la consommation….






Nous n'avions pas  beaucoup roulé avec le vieux avant de venir au Surinam et nous ne connaissions pas trop les besoins de la bête….Toutefois et cela a été une surprise, avec un grand étonnement nous avons découvert sa consommation : 15,5 litres au cent kilomètres sur longue route….C'est vraiment peu pour un engin de ce calibre, il fait quand même 7,5 tonnes et a 37 ans. Bien sur nous ne roulons pas vite, entre 60 et 65 km/h au GPS, mais je m'attendais plutôt à 20 litres voir plus. Nous sommes ici dans un pays assez plat, au niveau de la mer et les températures sont clémentes, peut être est ce l'explication de cette basse consommation….Evidemment ça devrait être les plus faibles consommations de ce périple, j'imagine que plus au sud autour des andes les chiffres ne vont pas être les mêmes….cela dit c'est toujours bon à prendre….

Pour info, lors de notre passage, pour 1 euro nous avions 4,05 SRD au change et le carburant vaut 3,58 SRD le litre….quand au prix de la baguette….en fait des baguettes il n'y en a pas….snif. 

Voilà notre passage au Surinam se termine demain…..nous prenons un autre ferry pour le Guyana avec l'éternel passage de frontière et ses attentes….Nous en retenons une population chaleureuse et avenante avec les étrangers, nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, la police ne fait pas cas de nous, que du positif pour ce pays…. 

A bientôt pour la suite du programme….soyez patients….











06 - C'EST PARTI….SURINAM 1

C'est donc le 30 décembre 2014 que nous disons adieu à notre pays et que nous nous dirigeons vers le Surinam. Kilométrage départ 113425…...Ce n'est pas une très bonne idée de partir aujourd'hui, car c'est les vacances de fin d'année et il va y avoir beaucoup de monde au compostage des passeports, surtout que les guyanais adorent passer le nouvel an au Surinam. Pour cela, comme partout, formalités d'usage en quittant la Guyane, embarquement sur un ferry (après 5 heures d'attente) qui permet de traverser le fleuve Maroni large ici de 2 km et qui fait office de frontière sur 400 km entre les 2 pays, arrivée sur la commune d'Albina, passage frontalier sans aucune visite du véhicule, passeport, assurance (je l'avais pris quelques jours avant)  carte grise et surtout permis international et nous voilà enfin au Surinam….










Là on peut maintenant dire que c'est parti !




Notre trajet au surinam

C'est un pays que nous connaissons bien, Chunny est surinamaise, y a vécu 20 ans. Habitant la frontière, la capitale est pour nous un lieu de détente puisque nous n'y sommes qu'à 140 km.



Avant d'arriver à Paramaribo, il faut enjamber la Surinam River, avec l'inauguration du pont en 2000, c'est moins "exotique" pour les touristes, mais évidemment très pratique.

Pays multiculturel et multiracial, c'est une ancienne colonie néerlandaise, il est indépendant depuis 1975…..S'en est suivie une guerre civile qui a fait des dégats, une démocratie s'est installée et sa capitale a beaucoup évolué. Se côtoient amérindiens, indonésiens, indiens, européens, créoles, chinois et noir marrons. Les chinois, à l'image de la Guyane, tiennent de nombreux commerces, ils investissent tout azimuts à tous les coins de rues, ce sont les rois des "supermarkets" et du commerce pour les particuliers. Nous trouvons beaucoup de casinos  ainsi que de grands hôtels…Ca ressemble à un pays qui progresse…..Ce pays compte 550000 habitants, il développe un tourisme amazonien, de nombreux lodges sont accessibles soit en pirogue, soit en avion. 






Deux fortes communautés indienne et indonésienne sont présentes.


Waterkant, le lieu de sortie nocturne.


Show Cubain au casino pour attirer le client….






Le palais présidentiel et l'arbre de noël Surinamais.





Le style hollandais colonial est encore visible dans le centre ville historique. il n'y a personne en ville, mais nous sommes le 1er janvier au matin….


Style hélas commun à beaucoup de pays….


Quand les deux religions se côtoient pacifiquement…..




Comme toutes les villes, un grand marché se trouve au centre de Paramaribo








On y trouve même la devise du Surinam



Une ancienne usine sucrière.


Il est d'usage de fêter la nouvelle année en faisant péter des dizaines de mètres de pétards devant son magasin ou sa maison en gage de porte bonheur (tradition chinoise) et en lancant des feux d'artifices dignes des professionnels. Ici au centre ville, on raccorde des bandes de pétards afin de battre un record tous les ans….la télé est même associée aux festivités.




Lui aussi est vert, mais mieux décoré.


Le plus difficile lorsque l'on a rien à faire, c'est de trouver la bonne position….

Après la ville, nous passons quelques jours plus au sud, autour du lac de Brokopondo formé par le barrage du même nom...



La terre étant riche en bauxite, à 100 km de la capitale, ce barrage a été fait par les américains pour faire tourner une usine qui produit de l'alumine…..cette industrie est très consommatrice d'électricité…



Sur les points hauts nous pouvons admirer le lac, c'est un site de pêche prisé par les touristes. 







Le barrage au détriment de la forêt




Atjoni, lieu de chargement pour se rendre plus en amont sur le fleuve. 




Notre lieu de bivouac pour trois jours….






Je me suis proposé de surveiller les oeufs….


Petit déj comme à la maison….




Ils étaient nos voisins, assez bruyants…. 






Il n'était pas dressé, un jeune garçon essayait de nous vendre son colibri.

La confiance n'est pas de mise en amazonie, surtout lorsque l'on paye en or les produits chez "le chinois"…Il faut souligner que le plateau des "trois Guyanes" est très riche en minerai aurifère, hélas ça n'amène que des problèmes….entre autre, immigration clandestine, destructions des sites ainsi que la faune et la flore, empoisonnement des rivières, pollution, bref un lieu propice aux trafics en tous genres….





A venir, Surinam 2…..